Le concept scénographique de la première séquence tend à représenter le foisonnement artistique et créatif de la période par la mise en place d’un dispositif paysager associant l’idée d’une forêt constituée de troncs lumineux à une série de maisons en bois dites « Datchas », disséminées sur l’ensemble du territoire de la zone.
Le concept spatial de la seconde période est double. Deux espaces se suivent.
L’un à l’aller, « l’idéal soviétique », est un long corridor solennel axé vers une grande projection représentant une propagande de la glorification stalinienne. Deux longues parois se dressent de part et d’autre de l’espace. Elles s’orientent et entrainent le visiteur vers le « guide suprême ». Ici, des musiques sont diffusées en live.
Au retour du parcours, c’est l’envers du décor. Le second espace se définie par l’enchainement de trois salles (« la grande guerre patriotique » / « Ennemis du peuple ») longées par la face arrière de « l’idéal soviétique ». Dans chacune et sur le même mode scénographique, des stèles de différentes hauteurs sont disséminées. Certaines intègrent des « plugs » sonores. Elles sont toutes orientées vers une unique grande projection. Les faces éclairées par la projection exposent les œuvres alors que les faces cachées sont vides. Les stèles sont positionnées de sorte que le visiteur regardant les œuvres est sous le regard des autres qui pénètrent dans l’espace.
La dernière salle expose la mort de Staline. Le son de la grande projection est diffusé à volume bas, à partir de toutes les stèles présentes dans la pièce.